Comment faire face aux préjugés?

Quel regard avons nous de nous-mêmes ?

Quel regard ont les autres sur nous ? Est-ce que ça nous affecte ? Si oui, à quelle proportion ?

Tant de questions que nous nous posons et auxquelles nous avons souvent du mal à répondre.

Récemment dans une prédication que je suivais, un pasteur disait que les gens ont tendance à s’attribuer une valeur en fonction de ce qu’ils font et a ajouté que nous ne sommes pas ce que nous faisons et que ce que nous faisons n’affecte pas qui nous sommes.

En effet, notre statut social ou notre métier ne nous définit pas.

Dans un enseignement que je suis également en ce moment (L'habit d'élévation), un autre pasteur a insisté sur le fait que ce n’est pas notre métier qui nous élève mais que c’est Dieu.

Nous sommes tous des créatures de Dieu uniques, avec un ADN singulier, un groupe sanguin qui nous est spécifique, une empreinte digitale individuelle, qui nous permettent de nous identifier.

La société dans laquelle nous vivons essaie tant bien que mal de nous mettre dans un moule.

Mais la réalité, c’est que nous sommes tous des êtres différents, choisis et voulus par Dieu tels que nous sommes.

Et notre Dieu ne privilégie aucun au détriment d’un autre: « Car devant Dieu il n'y a point d’acception de personnes », Romains 2:11.

Le souci, c’est que nous avons souvent une vision erronée de nous, plus en accord avec celle du monde et malheureusement bien loin de celle de Dieu: la perception que Dieu a de nous est censée primer sur celle que notre famille, nos amis, nos employeurs, nos collègues, nos professeurs et même nos frères et sœurs en Christ ont de nous.

Au cours de notre vie, nous avons plus ou moins expérimenté soit le rejet, soit le mépris ou encore l’humiliation, infligés par différentes personnes dans divers milieux.

Et dans une conversation récente que j’ai eu avec une amie et petite sœur, nous nous remémorions nos premières années de conversion et les difficultés que nous avions rencontrées à nous faire accepter au sein du corps de Christ.

Et nous nous sommes rendues compte que plusieurs personnes se retrouvent dans ce cas, lorsqu’ils donnent leur vie à Jésus; Lorsqu’ils intègrent nouvellement une assemblée, ils peinent à trouver leur place, à s’intégrer et à s’épanouir.

Pour cause, les soi-disant membres affermis adoptent une attitude étrange envers les nouveaux convertis: Ils les prennent de haut et les renvoient sans cesse à leur passé, à leur vie d’avant: il les juge constamment par rapport à ce qu’ils étaient avant et non par rapport à ce qu’ils sont maintenant.

Comme le mentionne ce verset à ne pas négliger, 2 Corinthiens 5:17, nous sommes des nouvelles créatures en Christ... «Les choses anciennes sont passées, voici, toutes choses sont devenues nouvelles».

La maison de Dieu n’est pas qu'un édifice mais un lieu où nous sommes, en tant que corps de Christ, censés être en sécurité et vivre une véritable communion fraternelle, partager, échanger en toute liberté sans être jugés.

Toutefois, nous nous retrouvons avec des personnes, qui au lieu de prendre plaisir à nous connaître en profondeur et à développer une relation plus personnelle avec nous, développent une relation superficielle, voir hypocrite et nous collent une étiquette et peu importe qu’il y ait un changement ou non, au niveau de notre comportement, une évolution dans notre marche avec le Seigneur; cette étiquette continue à nous coller à la peau.

A mon grand étonnement, j’ai découvert ,qu’à ce jour de nombreuses personnes ont souffert de critiques ou remarques désobligeantes, de regards hautains et en souffrent encore aujourd’hui.

Est-il est nécessaire d’en parler ? Oui et il ne faut surtout pas fermer les yeux là-dessus car nous ne le réalisons peut-être pas mais le fait d’ignorer ne fait qu’aggraver les choses.

Et le danger lorsqu’on est indifférent face à ce genre de situation, c’est de se retrouver avec différentes catégories de chrétiens: ceux qui viennent à l’église de façon irrégulière, qui s’y rendent avec la peur au ventre, ceux qui stagnent dans leur foi ou rétrogradent ou encore des membres qui quittent nos assemblées et se détournent complétement de Dieu.

Et bien souvent, ce qui découle de ce genre d’attitude de la part de certaines personnes vis à vis d’autres membres , c’est le rejet, le mépris, la culpabilité, le doute, le manque d’assurance, le manque d’estime de soi, le manque de foi, une remise en question permanente ou la peur pour n’en citer que quelques uns:
  • Le rejet est une des pires choses qu’on peut vivre au sein d’une assemblée ; avoir ce sentiment de ne pas être apprécié à sa juste valeur, de ne pas être à la hauteur et d’avoir failli quelque part ; se sentir inférieur aux autres, se sentir méprisé, pris de haut.
  • A cela s’ajoute la culpabilité : Croire être dans l’erreur, penser avoir fait quelque chose de mal ou affecté une ou des personnes par nos propos.
  • Survient ensuite le doute, la remise en question, notamment sur nous ; nous commençons à avoir une piètre estime de nous, un gros manque d’assurance se développe et nous allons même jusqu’à remettre en question notre foi, la présence de Dieu dans notre vie.
Nous ne sommes plus nous mêmes car nous avons l’impression soit d’en faire trop soit de ne pas en faire assez.

La bible nous dit, “de ne pas juger selon l’apparence mais selon la justice”, Jean 7:24.

Et croyez moi, ce n’est pas exagéré, car c’est un phénomène récurrent dans de nombreuses églises.

En ce qui me concerne, lorsque j’ai donné ma vie au Seigneur, j’étais dans une période de ma vie où j’étais à la fois en pleine transition, en pleine remise en question mais j’étais convaincue que c’était le moment pour moi de prendre un nouveau départ. Et j’en parle dans mon témoignage Moi en quelques lignes et dans mon article S'engager envers Christ.

J’étais vraiment heureuse d’avoir trouvé une nouvelle famille et des frères et sœurs, mais étant encore en transition, je n’étais pas pleinement dans la consécration et investi pour le Seigneur.

Pour ceux qui me connaissent, j’étais une personne assez douce et calme et j’étais une jeune étudiante, insouciante qui sortait de temps en temps avec des amies mais j’essayais de par mon éducation et les valeurs qui m’ont été inculquées, d’avoir une attitude irréprochable.

Je fréquentais parallèlement des amis peu pratiquants que j’apprécie et que je respecte énormément mais j’avais soif de changement et surtout de Dieu ; ce que j’ai compris bien plus tard.

Cette nouvelle vie était plutôt difficile à vivre pour moi, mais au lieu d’être encouragée, j’ai très vite été jugée et stéréotypée.

Et je vous avoue qu’à ce jour, je ne connais toujours pas les raisons qui ont poussé certaines personnes à me juger et à me repousser.

Je ne vais pas m’étaler sur ma personne mais c’était pour vous dire que nul n’est à l’abri des préjugés.

Selon une définition simple que j’ai trouvé, un préjugé est une opinion préconçue ou l’action de se faire une idée à l’avance de ce que sera quelque chose.

Il est bien question de jugement.

La parole nous met en garde à ce sujet: « Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez», Matthieu 7:2.

La question est, sommes-nous du côté de la personne qui encadre, qui exhorte, qui encourage ? ou du côté de celle qui rabaisse, humilie, qui est dédaigneuse ?

On ne peut pas prétendre avoir l’amour de Christ et agir de la sorte: 1 Jean 4:20: « Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit comment peut il aimer Dieu qu’il ne voit pas ?».

Pour ma part, l’attitude de plusieurs à mon égard m'a certes affectée mais cela m’a davantage rapproché de mon Seigneur en qui j’ai pu trouver refuge, réconfort.

De plus, j’ai pris la décision de refuser au nom de Jésus les différents qualificatifs qui m’avaient été attribués. Je ne les ai pas laissé me stéréotyper et laissé leur comportement me ralentir. Et j’ai fait la connaissance de frères et sœurs qui m’ont côtoyé de façon sincère et avec lesquels j’ai une vraie relation.

Oui, ce que les autres pensent de vous ne détermine pas ce que Dieu dit que vous êtes.

Ne recherchez pas coûte que coûte l’approbation des hommes: « Maintenant est-ce la faveur des hommes que je désire ou celle de Dieu ?», Galates 1:10.

En tant qu’enfants de Dieu nous ne devons pas “nous conformer au siècle présent mais être transformés par le renouvellement de l’intelligence, discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait”, Romains 12:2.

Nos paroles peuvent bénir ou détruire : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue », Proverbes 18:21.

Nous pouvons par nos paroles soit apporter la vie, soit la désolation, la tristesse.

Souvenons nous, nous sommes tous pécheurs: « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois », Éphésiens 2:1.

Dieu est un Dieu juste et bon, qui nous accepte tels que nous sommes.

Qui sommes-nous pour émettre un jugement et rejeter celui que Dieu même n’a point délaissé, abandonné, celui qui s’était égaré et qu'il a ramené ?

Soyons lents à juger mais prompts à aider; cultivons l’amour, la compassion, la paix, la douceur, la bienveillance à l’image de notre Seigneur Jésus Christ.

Je vous laisse ces versets pour appuyer mes propos et sur lesquels nous devrions tous méditer :
  • « Bien aimés aimons nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu », 1 Jean 4:7.
  • « Ne jugez point afin que vous ne soyez point jugés », Matthieu:7:1.
  • « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature . Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles » ; 2 Corinthiens 5:17.
  • « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre », Jean 8:7.
  • « Il n ' y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ », Romains 8:1.
  • « Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous mêmes », Romains 15:1.
  • « Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle » ,Romains 14:19.
  • « Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde », 1 Jean 4:17.
Que Dieu vous bénisse!

Commentaires

  1. Waouh je suis béni par ce message plein de sagesse et d'amour. Demeures bénie ma sœur. Que Dieu te donne d'avoir toujours ce genre d'inspiration qui edifie. Merci ma sœur. Je t'aime de l'amour de notre Seigneur Jésus-Christ.

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    1. Amen Amen. Merci mon frère pour ton éternel soutien. Sois béni.

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  2. Amennnnn amennn!! Merciiiii beaucoup Sylvia. C est une réalité . Un très belle exhortation qui fait du bien!!!!

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