La famille, notre fondement

Autrefois, lorsque nous étions enfants,  nous aimions 
laisser libre court à notre imagination et prendre part à différentes activités, entre autres ce célèbre jeu du papa et de la maman, dont nous étions adeptes, qui a traversé les frontières,  joué par des enfants issus 
de divers horizons.

Nous sommes nombreux à avoir participé à ce genre de jeux à la fois ludiques et créatifs, représentatifs de la famille.

Nous éprouvions tant de joie à l’idée de nous mettre dans la peau de parents, d’enfants.

A l’époque la famille était davantage représentée : dans les médias, les livres, les magazines, les écoles, et considérée comme un modèle de réussite.

Et pour toute personne, avoir une vie accomplie sous entendait se marier, concevoir des enfants, obtenir un emploi plus ou moins bien rémunéré, acquérir une maison, enfin bénéficier de tout le confort nécessaire pour pouvoir prétendre construire une famille et la prendre en charge.

Mais de nos jours, est-ce une priorité d’avoir une famille?

Avec le changement de mentalité et de mœurs, la famille est représentée à plus petite échelle.

Mais Malgré tout, elle demeure le fondement de tout environnement et toute société se construit autour de ce noyau.

En effet, elle contribue au bien être, au développement et à l’évolution de n’importe quel milieu vivant.

Que nous le voulions ou non, nous sommes tous issus d’une structure familiale et sommes le fruit d’une relation entre un homme et une femme.

Que nous soyons issus d’une famille classique, monoparentale, recomposée, que nous soyons adoptés, que nous soyons orphelins ou nés sous X, nous avons tous été engendrés par un homme et une femme.

Quelle est notre définition de la famille ? Quelle place accordons-nous de nos jours au cocon familial ?

Est ce une priorité de fonder un foyer ? Dans quel but ?

1/ La famille, ses origines, sa constitution…

Selon différentes définitions trouvées sur internet, la famille serait un groupe de personnes vivant sous un même toit ou un ensemble de personnes unies par un lien de parenté ou d’alliance.

Par ailleurs, la famille selon le modèle biblique se compose d’un père, d'une mère et d’un ou plusieurs enfants.

A cet effet, la Bible met en lumière plusieurs ascendances et descendances, notamment celles d’Abraham,(Genèse 15 :1-6;16 :4-8;15-19).

Elle mentionne également qu'après la création des cieux et de la terre, « Dieu forma l’homme de la poussière de la terre » (Genèse 2:7) et « Il forma une femme de la côte qu’Il avait prise de l’homme » (Genèse 2:22).

Dieu après avoir créé les cieux et la terre , a créé l’homme et la femme et leur a ordonné « d’être féconds , de se multiplier et de dominer » sur tout règne animal et végétal. (Genèse 1:28).

Il est donc naturel aussi bien pour l’homme que pour la femme d’aspirer à s’unir et à bâtir un ménage.

C’est une grâce d’appartenir à une ascendance, c’est une très grande richesse que plusieurs d’entre nous ne mesurent pas.

Et de nos jours, que nous soyons chrétiens ou non , nous appliquons pour plusieurs d’entre nous, ces principes bibliques établis par Dieu.

A l’image des saintes écritures, la composition de la famille reste la même, toute civilisation confondue.

Dans certaines familles occidentales, et dans plusieurs familles africaines, on parle de famille élargie ; la famille ne se limite pas uniquement aux deux parents et aux enfants mais s’étend aux grands-parents, oncles, tantes, cousin(e)s, neveux, nièces.

2/ Quelles sont les fondations d’une famille?

Il y a certes une filiation naturelle mais au-delà des liens du sang , il y a une force, une unité qu’on ne peut décrire. Oui, une affinité qui se construit au fil du temps et qui se consolide avec les années. Cette connexion innée se cultive jour après jour par tous les membres d’un même foyer.

Il émane de cet attachement, de ce lien fort de l’amour, une unité, une communion fraternelle, une intimité, une complicité, de l’honnêteté, de l’intégrité, la fidélité et bien plus encore…

Dans une relation fraternelle, communautaire, nous faisons passer le bonheur de l’autre avant le nôtre et nous trouvons une satisfaction dans ce que nous nous apportons les uns aux autres.

Nous développons notre écoute, nous exerçons notre patience, faisons preuve de compassion, de respect, de considération, pratiquons l’honneur, la bienveillance vis à vis des autres.

La famille ne peut être décrite, encore moins subie mais vécue.

Il y a un adage qui dit qu’on ne choisit pas sa famille. Non, on ne choisit pas de naître dans une famille bien précise mais on peut prendre la décision d’y être un instrument de paix, d’unité, de joie, de bien-être.

Je bénis le Seigneur pour la famille qu’Il m’a donné mais également pour la famille dans laquelle j’ai grandi.

Issue d’une fratrie de 4 enfants et étant l’avant-dernière, pour ainsi dire au milieu, j’ai souvent eu du mal à trouver ma place, n’étant ni l’aîné, ni la cadette et ayant un tempérament complétement différent de mes frères.

Mais ce qui nous caractérise en tant qu’individus dans une famille, c’est le fait d’être différents car contrairement aux idées reçues, cela ne nous pénalise pas mais nous enrichit davantage.

Grandir au sein d’un même environnement, expérimenter le vivre ensemble, nous apprend à confronter nos divergences, à être patients, à nous supporter les uns les autres.

Je peux dire avec assurance que j’en suis sortie plus grandie, plus mature.

Et je désire encore rendre grâce à Dieu pour ma famille biologique et pour la famille qu’Il m’a confiée: mon mari et mes enfants.

Car peu importe les épreuves, les difficultés que nous pouvons traverser, si nous manifestons de l’amour, de l’empathie les uns envers les autres et vivons en harmonie, nous pouvons venir à bout de n’importe quelle situation.

La force d’une famille réside dans son union et sa capacité à endurer.
Et en ce qui nous concerne, au delà de tout ce que j'ai pu mentionner au dessus, nous avons l'honneur, la grâce d'avoir pour fondation, ma famille et moi ,Jésus Christ.

Il existe des personnes qui n’ont pas eu ce privilège de naître et d’évoluer dans un telle atmosphère, de jouir de la présence d’un papa et d’une maman et des bienfaits qui y sont liés mais qui ont pu faire des rencontres extraordinaires.
 
3/ En-dehors de la famille issue d’une lignée, peut-on prétendre faire partie d’une famille ?


La famille, selon la Parole et les différentes ressources mentionnées plus haut, est composée d’une fratrie.

Cependant, pour diverses raisons, certaines personnes se retrouvent soit orphelines, ou perdent tout contact avec leur famille naturelle, voir même rejetées par elle.

Mais Dieu qui est « le père des orphelins, le défenseur des veuves » (Psaumes : 68:6), accorde cette grâce à plusieurs d’entres nous de pouvoir croiser le chemin de personnes exceptionnelles qui ne vont pas seulement entrer dans notre vie et combler l’absence d’un père, d’une mère ou de frères et sœurs mais vont être un instrument de bonheur, et de prospérité.

Nous allons tisser des liens forts avec ces personnes : amis, voisins ou collègues de travail.

Nous allons même franchir avec ces personnes un degré d’intimité extraordinaire qui va aboutir à une relation sincère et profonde, à l’image d’une affinité fraternelle.

Et cet attachement ne sera pas uniquement le fruit d’une simple amitié mais aussi le témoignage d’un engagement authentique et durable.

Au cours de mon existence, j’ai rencontré de nombreuses personnes qui sont partis de rien, qui n’ont eu aucune base, aucun appui familial mais qui ont réussi à pallier ce manque, qui aujourd’hui sont épanouis et très équilibrés et ce à tous les niveaux.

Non, ce n’est pas une fatalité de ne pas avoir grandi au sein d’une famille classique.

Oui, à l’image d’un attachement parental, il est possible de bâtir avec une tierce personne une relation de confiance et manifester de l’amour envers elle et être une source de bénédiction.

« Celui qui a beaucoup de compagnons, les a pour son malheur, mais il y a des amis plus attachés que des frères ».(Proverbes 18:24)

Ces frères et sœurs, nous pouvons également les trouver au sein des églises, au sein du corps de Christ.
 
4/ La famille en Christ

Lorsque nous donnons notre vie à Jésus et que nous intégrons une église, nous trouvons dans les membres de cette assemblée une communauté composée de différentes personnes que nous appelons affectueusement frères et soeurs en Christ ,« Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres chacun pour sa part ».(1 Corinthiens 12:27).

Au sein de notre nouvelle famille spirituelle nous tissons des liens naturels et indestructibles également basés sur l’amour, la communion fraternelle, la confiance, la loyauté, l’honneur, pour ne citer qu'eux.

Nous passons non seulement du temps au sein de nos églises mais également en dehors.

En effet, nos relations ne se limitent pas uniquement à notre lieu de culte mais nous tendons, grâce à l’affection que nous portons les uns aux autres, à nous encourager, nous assister mutuellement, sur tous les plans (spirituels, psychologiques, physiques, matériels).

« Ainsi recherchons à ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle », Romains 14:19.

Christ étant notre socle commun, nous nous soutenons spirituellement comme mentionné au-dessus et nous nous exhortons tout en jouissant de la présence de chacun.

« Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ».(Psaumes 133:1).

Il s’agit également d’une relation d’intimité profonde car nous avons une proximité avec ces frères et l’estime que nous avons d’eux dépasse tout entendement.
 
5/ Enfin, je peux dire que :

Plusieurs ont eu cette grâce d’avoir une famille naturelle, certes non choisie mais voulue par Dieu, et qui reste conforme au modèle biblique.

Mais, au-delà de cette famille biologique, Dieu a également permis à de nombreuses personnes de pouvoir trouver en un ami, une connaissance ou un membre de l’église, un véritable frère, et d’entretenir également avec eux une relation fraternelle.

Ces différentes connexions, sont précieuses, et sont une réelle source de bénédiction, un trésor que nous devons chérir et préserver.

Le Seigneur tout-puissant nous dit dans Sa parole, dans 2 Corinthiens 6:18: «Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles» et dans Esaïe 49:15-16: « Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite? N'a-t-elle pas compassion du fils qui est sorti de son ventre? Même si elle l'oubliait, moi je ne t'oublierai jamais ».

Dieu est un Père qui prend soin de Ses enfants et ne les n’abandonne pas; Auprès de Lui, nous pouvons trouver refuge.

Nous bénissons le Seigneur pour nos parents, nos frères, nos conjoints et enfants.

Nous bénissons également le Seigneur pour toutes ces personnes qui n’ont pas pu fonder de famille et/ou qui n’ont plus de famille de souche, mais qu'Il n'a pas abandonnées et auxquelles Il a donné des relations stables et constructives.

Merci pour ces personnes qui font partie de nos vies, qui nous aiment d’un amour sincère, tels que nous sommes, qui ne nous jugent pas, nourrissent de bonnes intentions à notre égard et nous aident à grandir et à aller de l’avant.

Merci Seigneur de nous utiliser afin que nous soyons aussi une source de bénédiction pour une personne qui a été rejetée, exclue ou qui a le sentiment d’avoir été abandonnée.


Soyez bénis.
















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